ET POURTANT, ILS LISENT…

Ils – les jeunes – lisent encore, lisent toujours… Quatre-vingt-quatre pour cent d’entre-eux disent aimer lire, et plus de quarante pour cent adorer cela !

En attestent les résultats d’une enquête que le Centre National du Livre [CNL] a fait réaliser par l’institut de sondage IPSOS, dans le cadre de la campagne lecture, grande cause nationale 2022.

Couverture du rapport d'enquête sur les jeunes et la lecture en France

De quoi faire mentir le préjugé selon lequel les jeunes ne lisent plus, et ce même si les résultats de cette enquête, très détaillée, sont plus nuancés.

Le décrochage, en effet, est toujours réel, à partir de douze ans, chez les garçons surtout, s’agissant de la lecture plaisir. Le temps moyen hebdomadaire consacré à la lecture par les jeunes est quasiment identique au temps moyen qu’ils passent quotidiennement derrière les écrans.
Enfin ils s’approprient désormais autrement la lecture, ses modalités, ses supports…
Lire comme je veux, en somme, titre de la campagne, lancée fin janvier par le CNL : #jeliscommejeveux.

Résultats de l’ENQUÊTE les jeunes Français et a la lecture

LES FRANÇAIS ET LA LECTURE

Le Centre National du Livre [CNL] vient de rendre publics les résultats de son baromètre bisannuel intitulé Les Français et la lecture.

Réalisée avec le concours de l’IPSOS, cette étude a pour but de mesurer, comprendre et identifier les pratiques et les perceptions des Français vis-à-vis du livre et de la lecture.

Résultats : une mine d’informations à découvrir sur le site du CNL.

Les documents sont disponibles également ici :

ACTION DES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES : QUELS EFFETS ?

Les questions d’évaluation agitent le domaine de la lecture publique depuis de nombreuses années. En témoignent les travaux menés sur les usages, les impacts et la valeur des bibliothèques, qui abordent la diversité des effets des bibliothèques ayant trait à des dimensions culturelle, sociale, économique, éducative, citoyenne, etc.

Couverture du rapport "Comment apprécier les effets de l'action des bibliothèques publiques"

La problématique de l’évaluation est réinterrogée aujourd’hui avec les mutations en cours (modification des pratiques culturelles et des pratiques professionnelles, dématérialisation et essor du numérique, démarches innovantes, participatives et développement d’équipements « troisième lieu »…) et les débats sur les nouveaux services proposés aux usagers par les bibliothèques, sur leurs horaires d’ouverture, par exemple.

L’Observatoire des politiques culturelles [OPC] a accompagné une démarche de la Direction générale des médias et des industries culturelles du ministère de la Culture, en lien avec la commission advocacy de l’Association des bibliothécaires de France, sur les impacts des bibliothèques. Revue de la littérature sur le sujet, entretiens auprès de personnes ressources et de responsables de quatre bibliothèques françaises investies sur ces problématiques, élaboration de tableaux, de cartes conceptuelles et de fiches présentant différents impacts et la façon dont ils peuvent être mesurés et valorisés dans le cadre de « plaidoyers », etc. : la démarche a permis d’élaborer une vision d’ensemble de la diversité des impacts des bibliothèques territoriales françaises, ainsi que de construire un référentiel à l’usage des professionnels de la lecture publique.

Ce travail, piloté par l’OPC, a été réalisé en 2018 par Pierre Le Quéau et Olivier Zerbib (maîtres de conférences en sociologie à l’Université Grenoble Alpes), avec la collaboration d’Élise Butel (chargée de mission) et Cécile Martin (directrice des études à l’OPC).